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CLYSTERES ET LAVEMENTS AU CAFÉ 

Par Flavio Piervittori

Un puissant processus de détoxination, de réduction de l’oxydation et de l’acidité systémique

Simple et peu coûteux, le lavement au café constitue une aide précieuse pour l’ouverture des émonctoires, le nettoyage de l’intestin, la stimulation du foie et de la vésicule biliaire. Le lavement au café stimule le système enzymatique de la Glutathion S-Transférase et favorise les voies métaboliques hépatiques de détoxination 1 et 2, à travers l’action des cytochromes, stimulant le foie dans l’évacuation des acides fixes, et notamment l'azote ammoniacal (ou mono-ammonium-urate, NH4+).

En effet, la caféine est un excellent adjuvant pour le foie, et le lavement au café agit sans exciter le système nerveux. Sachant que l’accumulation d’ammonium perturbe la communication cellulaire et engendre brouillard mental et confusion, on comprend mieux pourquoi cette technique s’est avérée utile également pour lutter contre les symptômes grippaux, le rhume ou les maux de tête. Dans la même optique, on peut s’attendre également à une action bénéfique aux poumons et à la peau.

Ce qui est très étonnant, c’est que la sensation de dégagement et le soulagement des symptômes commencent dans les minutes qui suivent. Autre application intéressante de ce traitement : c’est un antidouleur extrêmement puissant. Les lavements au café étaient déjà utilisés lors de la première guerre mondiale pour calmer les douleurs intenses des grands blessés au combat.

La pratique des lavements au café a été inventée et promue par un médecin allemand, le Dr Max Gerson, décédé en 1959, à l’âge de 78 ans. Son idée de base est très simple : beaucoup de pathologies se déclarent suite à une surcharge hépatique. Depuis des millénaires, la médecine chinoise traditionnelle nous conseille de nettoyer notre foie régulièrement, de préférence à chaque changement de saison, car si le foie est intoxiné, il ne peut plus assumer son rôle essentiel dans l’organisme. En plus d’être l’émonctoire principal de notre corps, il assure plus de 400 fonctions différentes ! D’où la nécessité de procéder au grand nettoyage du foie et de la vésicule biliaire.

Même si ses travaux sont encore sujets à critique et à polémique, l’explication qu’en donnait le docteur Gerson mérite qu’on s’y arrête. D’après lui, la caféine administrée par voie rectale déclenche quatre actions. Elle stimule l’action du foie, elle augmente le flux de bile chargée de toxines, elle ouvre les canaux biliaires et elle stimule le système enzymatique connu sous le nom de « Glutathion S-Transférase » (GST). Gerson affirme que l’activité de ce dernier système (GST) permettant l’élimination des radicaux libres est augmentée de 650 à 700 pourcents. Alors que les autres lavements classiques s’opèrent par un courant continu de liquide dans les intestins, ce lavement trouve son efficacité par le fait que le café est retenu dans les intestins pendant dix à vingt minutes. Durant tout ce temps, tout le sang du corps est filtré plusieurs fois par le foie (au moins cinq fois). Mais l’ouverture des canaux biliaires et l’augmentation phénoménale de la GST évitent que les toxines retournent dans le sang, débarrassent les fluides cellulaires de ces toxines et les neutralisent avant même leur évacuation. De plus, la GST amplifiée empêche que la bile toxique soit réabsorbée par le foie au travers de la paroi intestinale (habituellement, la bile peut être réabsorbée jusqu’à dix fois par le foie avant de sortir des intestins).

Express, ristrett’ et capuccino

Les deux recettes proposées ci-dessous sont des versions simplifiées et corrigées de celle préconisée par les docteurs Kelley et Gerson, qui ont fait pas mal d’adeptes. On retrouve cette technique chez plusieurs auteurs, naturopathes ou yogi, mais aucun d’entre eux ne mentionne l’importance de filtrer le café à froid afin de réduire les mycotoxines. En effet, on obtient un café bien meilleur et moins nocif en le préparant la veille au soir, le laissant infuser toute la nuit dans l’eau froide, puis le filtrant à froid avant de réchauffer le breuvage à la température corporelle (usage rectal), ou à la température désirée pour la consommation habituelle. 

Il est intéressant de remarquer que le café absorbé par la bouche acidifie l’organisme, alors qu’absorbé par l’autre bout du tube digestif, il permet de lutter contre l’excès d’acidité.

« Garçon, un renversé ! »

Ci-après, une citation de Monsieur Jean-Jacques Crèvecoeur, que je tiens à remercier, entre autres communications et conseils judicieux, pour son article paru en mars 2011, sur la pratique des lavements au café, et qui m’a permis de compléter le mien : Méfiez-vous… Si nous nous croisions un jour, et que je vous proposais d’aller prendre un café ensemble, posez-moi quand même la question sur la manière dont je compte vous le faire prendre ! Ça vous évitera quelques surprises… Mais si vous le prenez comme moi, alors je pourrai vous dire, à bon escient : « À votre santé » !    

Préparation :

Utiliser de préférence un café biologique issu du commerce équitable, fraîchement torréfié, et moudre le plus finement possible la quantité désirée à chaque préparation La préparation du breuvage peut s’effectuer avec un filtre en papier, mais la cafetière à piston de la marque Bodum, pratique et rapide, s’y prête particulièrement bien. La partie inférieure du tube digestif appréciera un café plus fort que la partie supérieure.

Clystère :

Le clystère est la version la plus simple, ne nécessite aucune préparation et ne requiert pas forcément de réchauffer le café filtré à la température corporelle. On peut se servir d’une poire en caoutchouc ou d’une grosse seringue (50 – 60 ml), avec ou sans canule. Le clystère cible essentiellement la partie terminale du tube digestif, le rectum. Il est conseillé d’introduire autant de liquide que l’on peut supporter. Le plus commode est de se coucher sur le dos, les pieds contre un mur, en soulevant le bassin afin de placer l’anus au zénith. Faire la chandelle quelques instants avant de reprendre le cours normal de ses activités. L’activation de la zone du petit bassin fait généralement ressentir le besoin d’aller à selle dans le quart d’heure qui suit, mais en douceur, cela ne provoque pas un besoin incontenable et soudain comme une purge. Sans aucun danger, ce geste peut être effectué quotidiennement en cas de besoin, mais une à deux fois par semaine suffisent, de préférence pendant la période allant de la nouvelle à la pleine lune.

Le lavement nécessite plus de temps, de préparation et de matériel (sac à lavement, potence réglable). Procéder comme pour tout lavement ordinaire, se relaxer, se coucher sur le flanc gauche, replier légèrement les jambes, puis insérer la canule légèrement lubrifiée dans l’anus et laisser le liquide s’écouler dans l’intestin. On conseille généralement d’effectuer un lavement préliminaire d’un litre et demi d’eau tiède légèrement salée que l’on garde environ un quart d’heure. Aller ensuite à selle afin d’évacuer le liquide, puis se reposer cinq minutes. Préparer ensuite deux litres de café filtré et réchauffé à 41° C dans un sac à lavement (bock à injections), faire éventuellement couler un bain à température du corps (± 37 °C) et effectuer le lavement au café dans la baignoire. Rester couché sur le flanc en respirant calmement. Masser légèrement l’abdomen dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, sans forcer, en essayant tout en se relaxant de garder le liquide en soi pendant un quart d’heure avant de retourner aux toilettes. À noter que des spasmes intenses peuvent se déclencher, provoquant quelques douleurs qu’il faut apprendre à accueillir en respirant consciemment et en poursuivant les mouvements de massage circulaires… Dès que l’envie d’évacuer survient, bien entendu, se placer sur le bol de toilette pendant le temps nécessaire (en moyenne entre vingt et trente minutes).Sans aucun danger, ce lavement peut être effectué quotidiennement en cas de besoin, mais une fois par mois est largement suffisant, de préférence au moment de la pleine lune.


Flavio Piervittori